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vendredi 23 novembre 2007

Les Hortillonnages d'Amiens

En fouillant dans mon ordinateur à la rubrique « Mes images », je suis tombée sur quelques photos qui m'ont rappelé d'agréables souvenirs. Les photos, surtout quand on en prend à la douzaine depuis que le numérique nous a simplifié la vie, on les regarde rapidement une première fois sur l'écran de son ordinateur, puis on passe à autre chose et on les oublie. Souvent, on n'a pas le temps de les étiqueter et on est là, quelques années plus tard, à se demander « où est-ce que ça peut bien être ? » Mais voilà, j'ai retrouvé les images d’un court week-end passé dans la région d’Amiens où j'ai pu revoir la cathédrale et où j'ai découvert l'existence des Hortillonnages. Avec le groupe d’Yvelines-Québec, nous avions choisi cette région pour notre escapade de septembre 2004. Nous avions fait, entre autres sorties, la visite de Tourouvre d'où partirent plusieurs familles vers la Nouvelle-France, les plages du Débarquement, la Baie de Somme, la ville de Reims et chaque fois, nous revenions enchantés de ces deux jours. Toujours bien préparées par notre amie Christiane Messier, ces sorties automnales avaient pour but de nous faire découvrir un petit coin de France. Amiens était donc au programme cette année-là. J’avais visité la cathédrale avec ma fille Caroline quelques années auparavant, mais je dois avouer que nous ne nous étions pas attardées ni dans la ville, ni dans la région après la visite. Pourquoi ? Je ne m’en souviens plus. A l’époque, il n’y avait pas encore de spectacles pour faire revivre la polychromie de la façade. Il n’était donc pas question de rester sur place jusqu’au soir. J’avais gardé de la cathédrale d’Amiens le souvenir d’un édifice aux dimensions grandioses, à l’intérieur lumineux et au magnifique dallage. C'est aussi le plus vaste édifice médiéval de France, inscrit depuis 1981 au patrimoine mondial de l’Unesco, et la deuxième plus grande cathédrale du monde après celle (dont j'oublie le nom) construite en Afrique au XXe siècle. J’avais été impressionnée par l’élégance des hauts piliers et par la lumière qui baignait abondamment la nef. Pour notre sortie de 2004, Christiane avait réservé les services d'un guide qui nous fit comprendre et apprécier tout ce qui nous avait échappé à Caroline et moi lors de notre première visite.
Après le recueillement suscité par une telle merveille architecturale, nous avons pénétré au cœur de la nature picarde dans un réseau de canaux, d’étangs et de petits îlots d’alluvions afin de découvrir les Hortillonnages. Ce sont 300 hectares de terre fertiles ou l'on accède en barque par des « rieux ». Presqu’à l’ombre de la cathédrale tellement ils sont proches d’Amiens, ces jardins au bord de l’eau se trouvent à la confluence des rivières de la Somme et de l’Avre. Le mariage de l’eau et de fleurs est un ravissement pour l’œil et je n’arrêtais pas d’appuyer sur le déclencheur de mon appareil-photo pour pouvoir me délecter plus tard de tous ces merveilleux tableaux vivants. Voyez par vous-mêmes !

vendredi 16 novembre 2007

J'ai vaincu ma claustrophobie !

Moi, visitant une grotte ! Cela n'a l'air de rien, mais c'est tout un exploit dont je suis très fière parce que je souffre de claustrophobie! En septembre de cette année, en voyageant dans l'Aveyron, en France, la visite de l'Aven Armand, proche des Gorges du Tarn, était inscrite au programme. A propos, « aven » est un régionalisme du Rouergue (où nous étions) pour désigner « un orifice naturel creusé à la surface d'un plateau calcaire par les eaux d'infiltration ». Rien qu'à la pensée de me retrouver sous terre me donne des sueurs froides et me plonge dans un état de panique! Sauf que pour une fois, je me suis gourmandée intérieurement et j’ai décidé de vaincre ma peur. J’aurais l’air de quoi si je refusais de suivre le groupe? Sans compter que tout le monde s'enthousiasmait à l’idée de voir le plus haut stalagmite du monde. (voir dernière photo)

L’an dernier, quand nous avons visité les grottes de Postojna en Slovénie, j’ai fait l’effort de partir avec le groupe dans un petit train pour aller jusqu’au point de rencontre fixé par notre guide. Pendant tout le trajet, j’ai gardé les yeux fermés et je me suis blottie contre Tom parce que je tremblais de peur. Je savais que nous pénétrions au cœur de la montagne par une étroite galerie qui allait aboutir à une immense grotte de la grandeur d’une cathédrale. C’est là seulement que j’ai ouvert les yeux pour admirer ce qui était, à vrai dire, d’une beauté saisissante. Mais au bout d’un moment, la panique m’a à nouveau étreint la poitrine et j’ai refusé de poursuivre avec le groupe. Pendant que les autres marchaient dans le ventre de la montagne par d’étroits couloirs pour ressortir plus loin une heure plus tard, je reprenais le train avec d’autres phobiques vers l’extérieur, le dehors, le grand air ! En sortant, il tombait une pluie fine. J’ai ouvert mon parapluie et j’ai marché vers le car en humant très fort la bonne odeur de terre mouillée.

Or, cette année, je me suis raisonnée. J’ai ouvert bien grands les yeux et j’ai admiré ce qu’il y avait autour de moi. Les couleurs, les formes, les caprices de la nature et l’ingéniosité des hommes qui ont appris à mettre en valeur ces richesses. Quand une vague appréhension commençait à s’insinuer dans mon subconscient, je me concentrais sur les explications du guide ou je m’appliquais à poser les pieds bien à plat sur les nombreuses marches que nous montions et descendions. Ainsi, je peux donc recommander à quiconque visitera cette région de ne pas manquer d’aller voir l’AVEN ARMAND.


vendredi 9 novembre 2007

La colline des sorcières (Lituanie)


Nous sommes en Lituanie où notre bateau a accosté à Klaïpédia ce 3 septembre 2007. Il tombe des cordes et nous n'avons pas assez d'un imperméable en plus d'un parapluie pour nous protéger des hallebardes qui nous fouettent le visage. Nous montons dans le car qui doit nous emmener à 45 km de là, jusqu'au bout de l'isthme de Courlande, une presqu'île étroite unique de 98 km qui sépare la Baltique de la lagune de Courlande et que se partagent la Russie et la Lituanie. Tout au bout, d'immenses dunes et à côté, le charmant village de Nida, la ville la plus vieille de Néringa dans la partie lituanienne, devenu une station balnéaire très cotée et figurant sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Maintenant fréquentée par des touristes surtout allemands et lituaniens, cette station balnéaire était interdite aux Lituaniens à l'époque soviétique. Avant la guerre, Nida avait été choisi par l'écrivain allemand Thomas Mann qui y avait construit sa résidence secondaire. Après sa fuite vers les Etats-Unis via la Suisse pendant la guerre, la maison est devenue un musée, que nous avons d'ailleurs visité. Malgré le temps maussade, nous avons été séduits par ce village isolé, aux maisons de poupée entourées de jardins débordant de fleurs et ceints par de jolies clôtures. En haut de vieux mats de bateaux, les girouettes de bois peintes aux couleurs prennent le vent. Peintes traditionnellement en bleu, rouge, vert et noir, on ne les trouve que dans cette région du pays. Utilisées au 19ème siècle pour délimiter les zones de pêches, encore de nos jours on y représente un rectangle rempli de signes géométriques en noir et blanc indiquant les armes du village.

Mais avant d'atteindre la pointe de la presqu'île et d'admirer dunes et coquets villages, nous avons fait un arrêt à Juodkranté pour grimper jusqu'au sommet de la colline des Sorcières. Une bonne cinquantaine de troncs et de branches de toutes sortes - en général des chênes - ont été sculptés sur place et offrent un tableau intéressant servant à illustrer les contes et légendes de Lituanie. Curieuse, j'ai fait tout le circuit - malgré la pluie et l'eau qui ruisselait abondamment vers le bas de la colline - et j'ai aimé cela. La pluie avait ravivé les parfums qui s'exhalaient de la forêt et l'air qu'on respirait sentait bon. Comme il y avait que nous comme touristes, l'impression d'être au bout du monde en était accentué. Cette région a pourtant servi de passage à plusieurs personnages de l'Histoire et écrivains célèbres qui se rendaient à Kaliningrad (en allemand Königsberg). Et à nous, curieux de découvrir ce coin d'un pays dont on savait si peu de choses !


jeudi 8 novembre 2007

Je sais maintenant où se trouve Helsinki

Ce matin, j'entendais à la radio qu'on rapportait un malheureux fait divers survenu à Helsinki. J'ai tendu l'oreille, intéressée. Car les endroits n'ont plus la même signification à nos oreilles quand on y a déjà mis les pieds. Mettre les pieds, c'est à peu près ce que nous avons fait cet été à Helsinki lors d'une croisière en Mer Baltique. Il s'agissait de notre deuxième escale après Stockholm et avant Saint-Petersburg. Nous étions le 29 août et le temps avait commencé à se rafraîchir pour ressembler à l'automne, ce dont en témoignaient quelques feuilles roussies. Nous avons passé une petite après-midi à Helsinki, sous la houlette d'un guide local.


Je n'avais jamais pensé qu'un jour j'irais jusqu'en Finlande, ce pays nordique qui s'étire jusqu'au Pôle Nord ! Presque aussi grand que la France, il est comparativement peu peuplé avec ses quelque cinq millions d'habitants. Mais c'est au Canada qu'il ressemble le plus. J'y ai retrouvé la même texture de l'air, le même environnement boisé et la même propension chez les Finlandais à privilégier la vie au grand air.

Ici, le monument à Jean Sibelius

Au moment où nous y étions, une exposition très originale battait son plein dans l'un des parcs de la ville, dont une rue qui le borde abrite l'Ambassade du Canada. Cette exposition devait bientôt retourner en Espagne, son pays d'origine, mais nous en avons profité pour l'admirer tout en nous promenant dans ce parc très animé avec des musiciens se produisant sur une estrade et de nombreux promeneurs à pied ou à bicyclette. Mon seul regret en quittant Helsinki a été de ne pas pouvoir aller entendre un concert dans la maison de Sibelius parce qu'il n'y avait pas assez de personnes intéressées. Nous avons au moins pu nous rendre au monument édifié à sa mémoire.

















Ce qui m'a particulièrement plu, c'est de pouvoir payer mes achats avec des euro. C'est dans des situations pareilles qu'on apprécie l'Europe telle qu'elle est devenue. Ensemble dans la diversité devrait être la devise de cette nouvelle Europe. Qu'on puisse utiliser la même monnaie aussi bien au nord du 60e parallèle comme à Malte, située à l'extrême sud, est absolument formidable. Nous avons d'ailleurs remarqué que les trois pays baltes n'ont qu'une hâte, soit celle d'officialiser cette monnaie qu'ils acceptent déjà de tous les étrangers qui visitent leur pays.

dimanche 4 novembre 2007

Les routes de France



Je ne les parcours pas dans une "petite diligence", mais j'aime fréquenter les routes de France, pays qui offre tant de diversité dans ses paysages qu'on a l'impression d'avoir visité beaucoup plus qu'un seul pays lorsqu'on en revient.

Tzarskoïe Selo ou le Palais de Catherine

J'y suis enfin allée, à Tsarskoïe Selo et la veille de mon anniversaire en plus !

Tsarskoïe Selo est situé à une vingtaine de kilomètres de Saint Petersburg. Pour s'y rendre, on sort de la ville et on roule à travers une campagne qui n'en est plus une avec ses nombreux concessionnaires de voitures et ses grandes surfaces qui pourraient rivaliser avec celles des autres pays européens. J'y ai remarqué un McDonald affichant ses menus en caractères cyrilliques, des panneaux publicitaires vantant les mérites d'un dernier gadget et de nombreuses voitures occidentales de facture récente doublant notre car sur une route parfaitement entretenue. Ce trajet fort couru des touristes de plus en plus nombreux depuis quelques années est sans doute une vitrine mieux astiquée que d'autres. Quoiqu'il en soit, les Soviétiques ont eu l'intelligence de préserver le patrimoine architectural, artistique et historique de leur pays. Ce qui nous permet maintenant de lire l'Histoire à travers les couloirs de splendides palais et dans les allées des luxurieux jardins qui leur servent de cadre.


Pierre le Grand fit cadeau de cette propriété à son épouse, Catherine, et le domaine servit de résidence d'été à la famille impériale jusqu'au dernier tsar. En visitant le palais et ses jardins, j'avais l'impression de traverser un conte de fées où une merveilleuse baguette magique aurait appliqué ors, azurs et blancs crémeux sur les murs. Il faut aimer cette profusion de décorations à la pâtissière qui fait ressembler palais et châteaux à d'immenses gâteaux de noce, mais dès lors qu'on accepte cette palette de couleurs, on entre dans un monde enchanté ! On m'avait beaucoup vanté en particiulier le célèbre cabinet d'ambre et je ne fus pas déçue. On n'a pas assez de ses deux yeux pour tout admirer. Hélas, le mystère plane toujours car on ignore tout du sort qu'a connu le cabinet original, démonté pendant la dernière guerre mondiale pour être mis à l'abri de la fureur nazie et dont on a perdu la trace par la suite. Celui que nous visitons a été entièrement reconstitué et offert par l'Allemagne en guise de réparation de guerre.

La Russie que je redécouvrais m'a parue totalement différente de celle que j'avais visitée en 1975 du temps de l'ère soviétique ! Un pont a depuis été jeté entre la culture slave et la nôtre, dite "occidentale", depuis que les frontières se sont ouvertes. Il est à espérer cependant qu'on ne gommera pas tout ce qui fait le charme "oriental" de cet immense pays !




AMBRE est le mot clé dans cette partie du monde. On en trouve à profusion sur tous les étals des marchands de souvenirs, aussi bien en Russie que dans tous les pays qui bordent la Mer Baltique.

Posted by Picasa

Hiver comme été, j'aime rouler